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9 octobre 2014 4 09 /10 /octobre /2014 09:00

les-etoiles-contraires.jpg

     Hazel, 16 ans, a les rêves et les préoccupations des jeunes de son âge. Mais la bonbonne d’oxygène, toujours dans son sillage, qui lui est nécessaire pour compenser le mauvais état de ses poumons ravagés par le cancer, l’empêche de s’y adonner pleinement. Hazel ne se raconte pas d’histoires, elle sait que sa vie est en sursis; elle se compare à une grenade qui en explosant impactera de manière violente tout son entourage.

     Pour faire plaisir à sa maman, totalement impliquée dans l'évolution de sa maladie, elle se joint à un groupe de parole où les personnes atteintes d'un cancer ou en rémission peuvent s’exprimer et se réconforter. A un de ces rendez-vous hebdomadaires, Isaac, futur aveugle -et ex petit ami de Monica-, lui présente Augustus. Le courant passe immédiatement entre ces deux-là et la belle entente de leurs débuts va se muer en amour réciproque. Leur passion commune pour le livre de Peter Van Houten est le départ d’un projet insensé qui va mener les amoureux à Amsterdam.

 

  

    Dès le début du livre le ton est donné par ces adolescents un brin cynique qui pratiquent l'autodérision et s'affranchissent des règles conventionnelles. La complicité amoureuse de ces deux jeunes se joue des protocoles exigés par la maladie et débouche sur l'appétence de cette "éternité" qui s'étend devant eux. Ils sont matures, courageux et tracent leur chemin aux multiples aspérités en allant à l'essentiel: l'amitié, l'amour, la vie dans ce qu'elle réserve de meilleur et d'exaltant.

     Je ne me suis pas effondrée à la lecture de Nos étoiles contraires, je n'ai pas essoré mes mouchoirs à longueur de pages. L’histoire est accablante car cette maladie est sordide et répugnante mais elle est aussi lumineuse et le lecteur baigne dans le halo phosphorescent de ces deux étoiles avides de normalité et de découvertes. 

     

  Editions Nathan - juin 2014-

 

30 septembre 2014 2 30 /09 /septembre /2014 18:45

la-petite.jpg     « J’étais parvenue à me convaincre que j’étais un garçon et je tenais à ce qu’on m’appelle Joe ». La première phrase du roman nous dévoile la force de caractère et le pouvoir d’imagination d’Hélène, l’héroïne de huit ans. Sa passion pour le feuilleton Lady Oscar, garde rapprochée de la reine Marie Antoinette, alimente son imaginaire et oriente sa conduite envers sa famille et son voisinage. Joe va tout faire pour s'aguerrir et prouver son courage, elle entraine son corps à supporter des efforts physiques tout en gagnant quelques dollars qui lui permettront d'aider -en cachette- sa famille.

 

     Il y a beaucoup de rythme dans le roman de Marie-Renée Lavoie. Elle manie les registres de langue en adoptant le joual -la langue populaire du Québec- pour colorer les dialogues et mettre en évidence l'intrépidité de cette gamine et son sens de la répartie. Les rencontres entre Joe, l'enfant espiègle, et Roger, le vieux voisin foldingue, donnent lieu à de truculents dialogues qui mettent le lecteur en joie!

      Il y a de la générosité, du respect et de la liberté mesurée dans le milieu familial où évolue Joe et ses sœurs et on se prend à rêver d'une enfance similaire pour tous les gamins qui crapahutent autour de nous!

    Une unique contribution au challenge Québec en septembre mais plein d'auteurs québécois découverts pour l'occasion!


 

éditions Bibliothèque Québécoise -janvier 2014-


 

challenge québec 2

 


 


23 septembre 2014 2 23 /09 /septembre /2014 12:00

Jardin août 2011 004 Jardin août 2011 014

Parler de toi, Nukum

Parler de toi, Nukum
C'est honorer le vent qui t'a vue naître
C'est remercier toutes les saisons qui t'ont aimée
C'est rêver doucement aux petits fruits sauvages
Que tu as cueillis avec respect et sagesse
C'est sentir la mer salée qui a parfumé ton visage
C'est prier dans le silence des bois avec foi
C'est caresser le tapis de sapin de demain
C'est écouter mon coeur pour mieux te retrouver
C'est toucher tous les moments grands ou petits
Que nous avons partagés.

Tu sais, Nikaui
Même les rivières murmurent ton nom jusqu'à nous
Même les arbres s'habillent en cet hiver si doux
Même le soleil brille avec espoir dans le ciel
Même l'aigle royal s'envole vers ta beauté
Même le feu sacré s'illumine dans la toundra
Même les aurores boréales dansent pour toi
Même moi, je veux te dire que t'aime, Nikaui
Et je continuerai à marcher comme un vrai innu
Fier de ses origines et perpétuant la tradition.

Pour nous, Nikaui
Tu as la force d'un vol d'outardes au printemps
Tu as la grâce d'un lever de soleil en été
Tu as la beauté d'un arc-en-ciel après la pluie
Tu es la fraîcheur du souffle d'un enfant
Tu es la lumière qui passe au travers des nuages
Tu as tout donné pour que nous soyons une famille.

 

Rita Mestokosho

PHOTOS-2978.JPG


 

 


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26 août 2014 2 26 /08 /août /2014 19:00

   

photo-1.JPGphoto-4.JPG     A contre-courant des bousculades, du chahut et des remous engendrés par les rentrées (scolaire, littéraire, politique) toutes proches, je reboucle les valises et m'envole pour Montréal-Québec signant une nouvelle et longue page blanche sur Lenn ha dilenn.

 

    Pas de participation au blogoclub du premier septembre malgré la lecture passionnante de Les filles de l'Ouragan de Joyce Maynard mais à mon retour quelques contributions, je l'espère, au challenge initié par Karine et Yueyin.


Québec en septembre

challenge-quebec-2.jpg

      "Quelques jours avant Noël, la cuisine se remplissait de bruit et de poussière de farine, les femmes s'agitaient autour de la grande table centrale où s'entassaient le shortening, le beurre, le gros sac de farine Brodie XXX, la poudre à pâte, le cornstarch, le lait; ma mère brisait la pâte, ma tante Robertine s'armait du rouleau et grand-mère Tremblay préparait les bases, pur porc pour les tourtières, pure pomme pour les tartes. Ca chantait, ça contait des histoires pas toujours propres, ça médisait, ça se permettait quelques calomnies bien senties et, invariablement, chaque année, on aurait presque pu dire à quelle heure la chicane pognait quand venait le temps de décider si oui ou non on ajouterait de la cannelle au mélange de tarte aux pommes. "

Extrait des succulents Bonbons assortis de Michel Tremblay - québécois pure laine!

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11 juillet 2014 5 11 /07 /juillet /2014 12:00

comment-fonctionne.jpg

éditions RUE DU MONDE - octobre 2013

 

  EXTRAITS:


     "A l'intérieur de la maîtresse, il y a des nombres, des tables de multiplication, des fleuves, des montagnes, l'horloge, les cinq sens, l'homme préhistorique et beaucoup d'autres choses qui, petit à petit, finissent un jour à l'intérieur des enfants."

 

     "Les maîtresses préhistoriques étaient plus poilues que celles d'aujourd'hui, elles donnaient davantage de devoirs et enseignaient des choses bien différentes.

Avec le temps presque toutes les maîtresses ont perdu leurs poils.

Elles se sont transformées et ont peu à peu enseigné dans toutes les langues du monde."

 

     "Certaines sont toujours contentes et d'autres toujours en colère. Quand une maîtresse est en colère, tout s'arrête. On se tait, il ne se passe plus rien, les fleuves ne coulent plus et l'homme préhistorique reste bloqué avec sa lance prête à partir."

~~~~~~~~~~

 

     Une maîtresse qui prend sa retraite ne se vide pas de tous les trésors amassés pendant ses années d'enseignement, elle les bonifie, les personnalise, les entretient et les bichonne. 

         Fin des classes, début de longues vacances, j'ai sonné la dernière cloche, embrassé le dernier enfant et passé le flambeau, je m'installe dans mon nouveau statut...

  Lectrice à temps complet! 

ours-qui-aimait-les-histoires.jpg



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1 juin 2014 7 01 /06 /juin /2014 08:30

reparer-les-vivants.jpg     En surfant sur la vague Simon vit des moments inouïs de peur, de jouissance et d'excitation extrême; il est un orfèvre de la vague, il sait la choisir et l'appréhender pour atteindre des sensations vertigineuses et transcendantes. Il partage cette drogue dure avec ses potes Chris et Johan. De retour d'une session très matinale, la camionnette conduite par son ami Chris percute un poteau, Simon n'a pas de ceinture et cogne violemment dans le pare-brise. Il ne survivra pas à  l'accident.

      Ses parents, Marianne et Sean sont alors placés face à ce dilemme jamais envisagé: le don (ou refus du don) à la médecine, des organes de leur fils.

 

     Réparer les vivants est l'histoire d'un cœur, "la boîte noire" du corps: le muscle cardiaque qui permet la vie mais aussi le cœur, symbole de la vie affective et amoureuse. Le cœur de Simon est le personnage principal de cette histoire de transplantation. Le parcours de ce cœur, entre le donneur et le receveur, ressemble à une course-relais où tous les relayeurs (les parents, le personnel médical) œuvrent pour faciliter le passage du témoin afin qu'il arrive dans les meilleurs conditions jusqu'au receveur.

    Le privilège du lecteur est de connaître toute la chaîne tissée par ce cœur, du receveur au donneur; la fiction permet de lever l'anonymat qui est de mise, habituellement, dans les dons d'organes.

 

      C'est un livre aux multiples qualités. L'urgence de la transplantation donne du rythme, du souffle au texte, le cœur continue de battre entre les lignes. L'écriture de Maylis de Kerangall est créative et s'adapte sans cesse pour évoquer tour à tour la virtuosité des chevaucheurs de vague, la douleur crue et insoutenable des parents, la solennité lors de la demande de dons ou le jargon en usage entre techniciens de la greffe.

     Le lecteur fréquente les coulisses de l'hôpital, entre au bloc au moment de la transplantation des organes, là où s'écrit un moment de grand réalisme, un travail de haute précision et de finesse: le "pinceau du calligraphe japonais, (l') amortie du tennisman". Le lecteur pénètre aussi dans les vies privées, les réflexions intimes des parents de Simon, de l'infirmier coordonnateur, du chirurgien et c'est le dosage de cet équilibre entre réalité et fiction, entre documentaire et roman qui épate et mobilise.

     Réparer les vivants emporte le lecteur dans une course vitale avec toujours le souci de considérer, ménager, respecter, "réparer" les vivants!

 

 

Editions Verticales -février 2014-

 

 

     Une lecture commune proposée par le Blogoclub de Sylire et Lisa

blogoclub

      Un livre brillant et fascinant qui trouve logiquement sa place dans les pépites de Galéa.

challenge-nos pépites de l'année


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15 mai 2014 4 15 /05 /mai /2014 06:00

PHOTOS-2452.JPG

           20

      Les visages des enfants sont

      les sourires du coeur

      ils ont goût de Nutella

      Leurs joues

      sont des fraises des bois

      Leurs bouches sont des lotus sacrés

      Leurs mains sont des brins de violette

      et leurs rêves sont la soie de la vie

 

     Sacha, Luna, Patricia, Emilie, Lucie

     Guillaume, Sinan, Mathieu, Ryan, Samer

     Fatima, Sarah

     Shéhérazade

     Syrine

     Firouzeh

     Qu'importe le nom qu'ils portent

     Qu'importe leur couleur

     Qu'importe leur religion

     Ils sont

     L'étreinte du ciel et de la terre.

 

 

Editions Bruno Doucey - février 2012-

 

Chez Asphodèle poésie du jeudi



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24 avril 2014 4 24 /04 /avril /2014 16:00

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      Eric Fottorino est un usager, comme tant d’autres, qui prend le métro chaque jour, avec indifférence, lassitude ou agacement. Les faits divers successifs de trois « accidents graves de personnes » attirent son attention, bousculent son quotidien et étayent sa réflexion d’usager. C'est le fruit de ces pensées qui alimentent ce court récit d'une soixantaine de pages.

       Ces morts violentes sont banalisées par la SNCF qui se sent impuissante à enrayer cette escalade mortifère. Elles sont banalisées sur certains forums de discussion où les internautes crient leur dégoût pour ces volontaires de la mort, qui les retardent pour se rendre au travail, à leur rendez-vous... Elles ne font pas une ligne dans les journaux et sont banalisées par notre société moderne soucieuse de rentabilité qui n'a ni le temps ni l'envie de s'arrêter sur ces détresses et ces drames.

      C'est cette inhumanité et cette indifférence qu'interroge Eric Fottorino. Pourquoi cette tragédie, cette vie saccagée ne déclenche-t-elle pas l'empathie, ne débride-t-elle pas l'émotion des voyageurs?

       Avec précision et justesse, le texte de Fottorino percute le lecteur comme le fait le train lancé à grande vitesse. On n'est pas forcément préparé à recevoir ces mots en pleine figure et ils font mal à notre tranquillité, à notre société, à notre existence.

 

Editions Gallimard - février 2013-

 

Ce roman fait partie de la sélection du Prix des lecteurs 2014 du télégramme


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13 avril 2014 7 13 /04 /avril /2014 18:30

Deux livres s'échappent de mes étagères et prennent la route...

... pour arriver chez vous, si vous êtes tentés.


La petite communiste qui ne souriait jamais de Lola lafon 


la-petite-communiste.jpg

     A la question que je lui pose: " Vous rendez-vous compte de l'impact que vous avez eu en 1976?" Nadia me répond, somnanbule de sa super-enfance: "Non, je ne sais pas, je me demande encore... Qu'est-ce que j'ai fait?"

     Vous avez décrassé le futur et ravagé le joli chemin qu'on réserve aux petites filles, je voudrais dire à Nadia C., grâce à vous, les petites filles de l'été 1976 rêvent de s'élancer dans le vide, les abdos serrés et la peau nue."

        Lola Lafon a passé deux ans à se documenter sur le cas Nadia Comaneci avant de nous livrer ce roman très approfondi. A partir des éléments marquants de la vie de la jeune gymnase, Lola Lafon mêle fiction et réalité pour nous conter l'histoire singulière de la "gymnaste d'acier".

Editions Actes Sud - novembre 2013-

Départ imminent de 'la petite communiste' chez Zazie... Puis elle continuera chez Florence et chez Claudialucia.

 

  Les douze tribus d'Hattie de Ayana Mathis

les douze tribus

     "Quand les enfants d'Hattie étaient jeunes, ils l'avaient appelée le Général. Ils pensaient qu'elle l'ignorait, mais elle savait tout sur chacun d'entre eux. Elles sentaient leurs âmes frémissantes."

   Les douze tribus d'Hattie sont les cinq fils, les six filles et la petite fille de cette femme afro-américaine, qui, très jeune quitte le sud ségrégationniste des Etats Unis pour s'établir et fonder une famille dans le Nord près de Philadelphie.

     Ayana Mathis construit son roman à la manière d'un recueil de nouvelles. Le personnage de Hattie est le fil conducteur de ces différents récits. Ils racontent la vie de chaque enfant tout en composant le portrait en creux de leur mère et de son existence âpre et douloureuse. La composition est passionnante et parfaitement maîtrisée; il y a beaucoup de lumière et d'amour sous les pas pesants de Hattie.

Editions Gallmeister - janvier 2014-

Première étape pour 'les tribus' chez Florence, puis chez Evalire et chez Claudialucia.

 

 

  

 

 

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7 avril 2014 1 07 /04 /avril /2014 20:32

     Le suicide d’Alexandre, 50 ans, mathématicien génial et reconnu par ses pairs plonge sa femme, Jessica, et ses deux enfants dans un dédale de doutes et d'interrogations.

      En partant d'une photo familiale falsifiée, Jessica va découvrir l'imposture d'Alexandre et remonter le fil du secret et de la double vie de son époux.

 

      Jean-Guy Soumy nomme joliment les trois parties de son roman. La première est intitulée Les cailloux blancs en référence aux indices semés par Alexandre et qui vont asseoir la quête de Jessica. Elle découvre avec stupéfaction, sur des petits bouts de papier, des vers de Armand Robin, poète méconnu auquel elle a consacrée une étude approfondie et qui ne semblait inspirer qu'indifférence chez son mari.

      La tentation du silence, est l'envie ambivalente de Jessica, soutenue par son fils aîné, d'étouffer l'affaire, de brûler leurs trouvailles pour ne pas souffrir l'opprobre devant la communauté mathématicienne à laquelle appartenait le père et de laquelle dépend aussi le fils.

      La troisième partie, Il prenait dans ses mains les lapins apeurés n'est pas celle du dénouement car le livre n'en possède pas mais celle des explications et de l'apaisement retrouvé. Elle est surtout ce moment où l'auteur avec une grande sensibilité, met en scène le second fils du couple, Lewis , jeune autiste, dans sa quête identitaire.

 

     En début de lecture Le silence est assez convenu et se présente comme une histoire ordinaire, une vie parallèle qui se dévoile sans vraies surprises. Mais l'auteur est habile et ferre le lecteur en distillant le secret d'Alexandre dans un goutte à goutte lent et méthodique de révélations surprenantes. 


      La conception artistique des mathématiques est étonnante et singulière:

"- Ils (les professeurs) dispensaient des savoirs extérieurs à eux car ils ne les avaient jamais interrogés. Jamais conquis. Ils nous conviaient à la connaissance comme à la visite d'un château, tels des guides désabusés poussant des touristes pressés d'atteindre la sortie. Pour démontrer certains théorèmes, ils passaient en force, utilisaient des pinces-monseigneur alors que moi je pensais déjà que par une compréhension plus intime, plus amoureuse, il était possible de cueillir ces fruits plutôt que de les arracher. (...)

- Se priver du rêve, c'est tarir la source."


       Une quête identitaire passionnante construite à la perfection  par un professeur de mathématiques.

 

 

Editions Robert Laffont- janvier 2013-

 

       Ce roman fait partie de la sélection du Prix des lecteurs 2014 du télégramme


 

 


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