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16 septembre 2010 4 16 /09 /septembre /2010 10:45

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         Martin Provost, cinéaste, écrivain est né à Brest en 1957.

       Il réalise le film Séraphine en 2008 avec l’actrice Yolande Moreau dont il dit qu’elle est « l’une des plus belles rencontres de sa (ma) vie ». Bifteck  est son troisième roman.

       André Plomeur, le personnage central de Bifteck, naît au début du 20ème  siècle dans la boucherie tenue par ses parents à Quimper. « Elevé au lait entier, le jeune André évolua rapidement dans la tradition ancestrale en travaillant au magasin dès l’âge de 5 ans. A sept il savait déjà tenir la caisse, à huit, égorger son premier mouton, à dix vous désosser une épaule en deux temps, trois mouvements et l’entrelarder sous votre nez façon bouchère ». Malgré son physique ingrat il va rapidement devenir le chouchou des ménagères ; elles vont toutes se précipiter à son étal en espérant trouver au milieu de leurs achats entre le rôti et les côtelettes l’incomparable araignée, le plus tendre des morceaux de bœuf synonyme de rendez-vous galant près de la cathédrale : « Il savait qu’elles se battaient pour l’araignée, ce morceau des gourmets qui est au bœuf ce que le sot-l’y-laisse est au poulet grillé ». Mais l’ambiance change à la fin de la première guerre mondiale , au retour des valeureux soldats qui réintègrent leurs foyers. Pour camoufler leurs infidélités, les clientes ayant profité des prouesses sexuelles du jeune boucher, vont abandonner les fruits du péché devant la boucherie Plomeur. En quelques jours André va découvrir sa paternité, sept fois renouvelée. Pour échapper à la vindicte d’un des maris trompés, André se résout à prendre la mer avec ses sept rejetons.  Commence alors un long voyage qui mènera l’heureux papa et son équipage sur une île déserte et étrange.

      « A consommer sans modération » annonce le bandeau qui couvre le livre de Martin Provost. Attention quand même à ne pas frôler l’indigestion !

      Je n’ai pas vraiment adhéré à la fable bouchère de Martin Provost. C’est sans doute mon côté végétarien qui refuse de mordre dans cet amas de viandes et de chairs encore sanguinolents. L’humour est omniprésent mais ce n’est pas cet humour qui me déride. La seconde partie du livre, la traversée maritime, m’a réconciliée avec ma lecture. Le papa, qui a accepté sa paternité avec beaucoup de philosophie, va initier ses enfants et accompagner leurs apprentissages. Il porte sa casquette de père avec beaucoup de tendresse et d’amour : " Si André avait appris à se faire respecter d’un froncement de sourcil et aimer d’un simple sourire, il savait aussi d’un geste effacer toutes les craintes. (…) Il conduisait de la pointe de son gros orteil, le bateau n’avançant plus qu’avec un simple foc. Il pouvait alors câliner à foison sa portée toute têteuse, tâter, masser, dorloter ces bras, ces cuisses, ces dos et ces fesses bien potelés, les gaver de gazous-gazous, chasser en eux toute velléité de douleur ou de peur".

      Les inconditionnels feront leur miel de cette histoire déjantée et farfelue plutôt capilotractée.

Phébus- Août 2010

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Published by Fransoaz - dans roman français
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commentaires

Hélène 17/09/2010 09:33


J'avais envie de le lire, puis j'ai vu un autre avis négatif, puis Clara te dit qu'elle a aimé, je ne sais plus que penser... je crois que je vais quand même passer mon chemin;


clara 16/09/2010 15:43


J'aimé cette fable...Cete lecture venait au bon moment après des lesctures plsu gvares, j'avai envie de légérèté et je l'ai trouvé dans ce livre.
J'aime l'humour décalé !


Fransoaz 16/09/2010 16:52



Justement moi aussi j'aime ça d'habitude , là ça n'a pas fonctioné.



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