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10 avril 2011 7 10 /04 /avril /2011 17:46

danbé

    Danbé, dignité dans la langue malinké, est l’histoire de Aya Cissoko (33 ans aujourd’hui); elle y raconte sa courte vie grâce à la plume de Marie Desplechin, auteure-écrivain.

    Son papa Malien arrive en France dans les années 1960 à la faveur de services de l’immigration peu regardants. Lorsque Massiré sa femme le rejoint quelques années plus tard, ils s’installent dans le XXe arrondissement de Paris. Deux garçons et deux filles naissent, Aya est la seconde.

    Sagui le père et Massou la petite sœur meurent dans l’incendie criminel de leur immeuble. Moussa le petit frère, le rayon de soleil de la famille est foudroyé quelques mois plus tard par une méningite.


    Comment continue t-on à se lever le matin, à faire les menus gestes quotidiens, à vivre tout simplement lorsque les drames à répétition s’acharnent sur vous ?

    Aya Cissoko livre avec pudeur et retenue cette rage, ce découragement mais aussi cette force née de la résilience. Elle nous dit sa maman courage qui épreuves après épreuves se bat pour ses convictions et par amour pour ses enfants. Elle est peu prolixe sur les combats de boxe où elle acquiert une certaine notoriété grâce à son talent. Elle se livre du bout des lèvres comme si elle ne voulait pas trop se mettre en avant et ne pas en rajouter.

    Le portrait de cette jeune femme est celui d’une battante volontaire, déterminée et farouche. Elle se cherche et se trouve à force d'obstination et portée par la confiance de sa maman. 

 

   Malgré la grandeur d'âme que je prête à Aya, je ne me suis pas beaucoup investie dans cette lecture. J’ai regardé Aya combattre tout au fond des gradins sans jamais trembler pour elle ou les siens.

    Un récit de vie qui arrive peut-être trop tôt dans la vie d'Aya.


éditions calmann-lévy - février 2011-


merci à BOB et aux éditions Calmann-lévy




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Published by Fransoaz - dans récits
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commentaires

Stephie 19/04/2011 06:48


moi j'ai été touchée au plus profond. Sans doute, car Aya est d'une dignité épatante. Elle décrit tout de manière très neutre (aidée par la plume de Marie Desplechin) et ne cherche pas à s'attirer
la sympathie des gens. Comment ne pas être touchée par la perte de deux membres de sa famille dans un incendie, par la perte du petit frère d'une méningite, de l'accident qui a manqué lui coûter sa
mobilité, etc ? Tu m'épates.


Fransoaz 20/04/2011 23:06



J'ai peut-être, inconsciemment, édifié un mur de protection face à ce déferlement de drames...(ça ne serait pas la première fois!)


La vie d'Aya est stupéfiante mais l'écriture du récit est, pour moi, en deçà.



Yv 14/04/2011 09:45


Je crains le même détachement que toi. J'ai entendu les deux femmes en parler et je n'ai pas été séduit.


Fransoaz 16/04/2011 14:46



Ce qui n'empêche pas une histoire, celle d'Aya, hors du commun.



sylire 11/04/2011 19:02


Bon, ton manque d'enthousiasme de fera passer mon chemin cette fois...


Fransoaz 13/04/2011 22:10



Cette lecture plairait peut être beaucoup à ta fille.



clara 11/04/2011 08:13


Premièrement, j'aime beaucoup Marie Desplechin alors je suis tentée. Et en second, ce récit ne me laissera pas de marbre ( je pense!). Donc il est noté !


Fransoaz 13/04/2011 22:06



Je peux t'expédier le livre puisque tu sembles intéressée.



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