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21 juillet 2011 4 21 /07 /juillet /2011 00:00

 

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    Bienvenue à Sandpiper!

    Ses bungalows confortables, sa dune qui chante, son pélican futé… disait le prospectus.  Alléché par les qualités de cette petite station balnéaire sise près du Pacifique, notre héros narrateur y débarque accompagné d’Emma, l’amour de sa vie, qu’il vient d’épouser. Mais quelques bières plus loin, le scénario de la lune de miel s’enraye, la belle Emma s’est fait la malle et reste introuvable.

   Les amis sont convoqués, les bus et autres trains sondés, les hypothèses les plus farfelues envisagées mais il faut se rendre à l'évidence Emma s'est volatilisée.

     Le temps de pleurer un peu sur son sort d'amant délaissé et de regretter sa bêtise et voilà notre héros pris dans les rets de la célébrité au coeur du tumulte sensationnel qui touche la petite station.

   Parce que Frida, l'Allemande, s'est éclipsée avec "un surfeur taillé dans une pub Quicksilver", laissant sur le sable de Sandpiper ses deux enfants et son mari, celui-ci a décidé de tourner sans fin jusqu'à ce qu'elle décide de revenir.

   Une journaliste exaltée va interpréter à sa manière ce fait divers et "sur le thème de Sisyphe" elle l'enrobe "d'absolu et d'absurdité" évoquant un "drame en direct".

   Les journalistes et les télévisions, les marginaux en quête d'un gourou à aduler, les curieux en recherche de plus malheureux vont se précipiter et s'installer à Sandpiper pour se repaître des allers et venues de l'Allemand.

   Notre loser préféré, fils, petit fils et arrière-petit-fils de loser, prend les choses en main et, avec d'indéniables qualités de leader, organise la nouvelle vie de Sandpiper.

 

  Dans un style complètement déjanté et barjot, où le vulgaire coule comme une petite mousse, Arnaud le Guilcher nous convie à la noce. On rit, on s'esclaffe, on pouffe dans cette mise en scène délirante où Sandpiper fait office de village de vacances paumé et miteux, où les noms des bungalows viennent de la mer et ceux des enfants des bungalows.

  Mais derrière ce décor pitoyable bat un coeur; celui d'un homme qui souffre et se désespère. Il voudrait retrouver Emma et reprendre son histoire d'amour et après cette expérience de gentil organisateur se retrouver avec lui-même dans un décor plus conforme à sa nature. 

   "Je marque à mort. On me touche, j'ai un hématome. Je me cogne et vlan, un bleu. Dans le coeur c'est pareil, je marque à mort. Un coeur brisé plein de bleus, c'est mon coeur à moi."

   L'espoir subsiste, le roman se termine par une page de pub...

  "Quinze ans après, Emma... revient.

  En librairie." 

   Et après En moins bien  la suite est Pas mieux.

 

  éditions pocket - mai 2011-

Merci News Book pour le partenariat.

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Published by Fransoaz - dans roman français
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commentaires

Mireille 11/08/2011 14:06


Pas enthousiasmée au départ,mais je suis restée plongée dedans et,même si je n'ai pas ri,j'ai apprécié pas mal de réflexions amusantes.Mais quel gâchis ces souleries!
Mezverezh en breton!


Fransoaz 15/08/2011 09:38



Au début il faut un peu de temps pour se mettre au diapason du narrateur et pour supporter l'alcool!


Il doit y avoir pas mal d'expressions bretonnes pour qualifier l'état des troupes à Sandpiper, il faudra interroger Hervé Lossec.



oops 06/08/2011 22:04


moi quand je l'ai lu, j'avais l'impression de regarder un Tarantino, je ne serais pas surprise que ce roman soit adapté au ciné !


Fransoaz 09/08/2011 16:00



Il en a tout à fait le profil!



keisha 03/08/2011 17:32


Si j'ai bien compris, vous êtes associées pour me tenter...^_^


Fransoaz 05/08/2011 16:01



Attention l'alliance bretonne frappe!



Manu 03/08/2011 14:46


Je ne connaissais pas mais ton billet et celui de Clara me donnent envie. Ca a l'air très drôle.


Fransoaz 03/08/2011 16:27



Oui c'est très drôle et si tu veux le recevoir c'est facile, il suffit de demander.



Géraldine 02/08/2011 21:35


Je crains un peu cette vulgarité à laquelle tu fais allusion. Je vais m'abstenir je pense.


Fransoaz 03/08/2011 16:26



On s'y habitue très bien; ça ne peut pas faire de mal - de temps en temps- cet univers décalé.



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