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2 novembre 2010 2 02 /11 /novembre /2010 23:14

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     L’histoire démarre tout doucement et sous un soleil de plomb. Le festival d’Avignon est en sursis en raison de la grève des intermittents du spectacle. Avignon est déboussolée ; Avignon, muselée et divisée, attend.

   C’est dans cette atmosphère étouffante et tendue qu’arrivent à Avignon deux des protagonistes du roman: Marie, 20 ans, descendue spécialement de Versailles pour voir la pièce  nuit rouge écrite par son frère, décédé depuis cinq ans et Mathilde dite « la Jogar » qui revient à Avignon où elle est née, pour jouer dans la pièce  Sur la route de Madison  ; elles vont retrouver sur les lieux du festival Odon Schnadel propriétaire du théâtre le chien fou, metteur en scène de nuit rouge et sa troupe de comédiens dont fait partie Julie, sa propre fille. Odon et Mathilde se sont tendrement aimés avant que Mathilde ne quitte Avignon portée par son succès et sa célébrité.

   Une enveloppe dans laquelle se trouve un manuscrit est détournée et de cet évènement, à priori, assez insignifiant, surgit une intrigue qui va au fil du récit prendre de l’ampleur jusqu’à occuper tout le devant de la scène.

 

     Ce n’est pas l’illustration de la couverture, ce n’est pas non plus le titre qui m’a poussé vers ce livre mais l’envie et la hâte de retrouver la plume aérée, les dialogues de Claudie Gallay, ses personnages atypiques et savoureux.

     La performance de l’auteure tient dans la mise en scène du récit. Elle brosse des portraits précis et cohérents, elle ne néglige pas les « seconds rôles » qui entourent et portent à bout de bras  les personnages troublants et mystérieux d’Odon, de Mathilde et de Marie. Elle plante le décor avec des petits papiers, des tissus soyeux et des pierres fraîches. Elle anime les personnages en tirant tour à tour sur les fils de l’un ou de l’autre comme ferait un marionnettiste. Et surtout elle donne une dimension dramatique à son histoire. Un drame qui couve qui  enfle jusqu’à éclater et éclabousser les dernières pages.

     Un roman qui m’a complètement desséchée, j’ai lu la fin du livre sans reprendre ma respiration et j’ai encore le goût du sang dans la bouche.

 

ACTES SUD- août 2010 


Merci (encore) Thérèse pour le prêt du livre (dédicacé cette fois !)

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Published by Fransoaz - dans roman français
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commentaires

jeannine 23/11/2010 15:34


bon alors je suis désolée de jouer les trouble-fête, je viens de finir la lecture de "l'amour est une île" inspirée par ta critique, Françoise, et ....je suis déçue ! je n'ai pas de tout aimé le
personnage de "la Jogar", et à plusieurs reprises j'ai trouvé que le roman manquait de cohérence....je ne comprends pas du tout pourquoi Odon et elle ne continuent pas leur histoire (peut-être
suis-je trop romantique) vraiment quel gâchis !!!!
quant à Jeff (un de mes personnages préférés, quand même il y en a qui me plaisent !) on ne nous dit pas si il a réussi à partir en Amérique, non mais pour qui nous prend-on ????
bref, pour moi, rien à voir avec le plaisir que j'ai eu avec les personnages de "les déferlantes"....comme quoi...
kenavo ar c'hentan !
jeannine


Fransoaz 24/11/2010 21:30



Rendez-vous manqué avec Claudie Gallay cette fois alors!


On en reparle...



Hathaway 14/11/2010 23:18


J'ai été très touchée par cette histoire et ces personnages, je l'ai terminé il y a quelques heures mais j'en suis encore retournée...
(au passage merci de ta venue sur mon blog, je suis ravie de découvrir le tien!)


Fransoaz 15/11/2010 18:44



Bienvenue!


  je partage ton ressenti sur ce livre; la fin de l'histoire m'a chamboulée aussi.



Mireille 11/11/2010 15:50


J'avais beaucoup aimé Les Déferlantes, mais je préfère encore plus celui-là.


Fransoaz 11/11/2010 19:09



Tu es une vraie fan de Claudie Gallay alors!


merci pour ta visite.



Gwenaelle 05/11/2010 14:56


D'elle je n'ai lu que Dans l'or du temps... J'aime bien son style mais pas toujours les sujets de ses romans. Seule Venise m'attire plus que celui dont tu parles...


Fransoaz 06/11/2010 17:47



Le style me suffit, l'histoire est secondaire. La lecture de "Seule Venise" est un peu ancienne mais c'est un bon souvenir. Je n'ai pas lu (pour l'instant) l'or du temps.



Anatole dit Boulie Bouffetout 05/11/2010 11:06


Je te rejoins parfaitement sur ce post...
J'ai A D O R E ce roman de Claudie Gallay.
Quel talent cette femme, je ne m'en lasse pas !
Boulie


Fransoaz 06/11/2010 17:44



Je serais même capable de le relire dans les prochaines semaines (mais je ne le ferais pas par respect pour mes étagères encombrées!)



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