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8 mai 2011 7 08 /05 /mai /2011 19:21

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     Miss Skeeter a du revoir à la baisse ses ambitions professionnelles et accepter de rédiger des conseils, pour l’entretien de la maison, dans le journal local. Une maison d’édition prestigieuse lui a promis de s’intéresser à sa prose lorsqu’elle trouvera un sujet original. Elle pense avoir trouvé la matière lorsqu’elle rencontre Aibileen, la domestique qui travaille chez son amie Elisabeth.

      Celle-ci accepte, dans le secret, de lui parler de sa condition de bonne noire aux services des blancs. Nous sommes alors en 1962 à Jackson, Mississippi, États-Unis.

 

     Voilà un livre dans lequel je me suis sentie bien dès les premières pages. Un livre confortable qui permet de s’étirer, de prendre ses aises. Il faut prévoir un peu plus de temps que d’habitude à sa lecture quotidienne car la séparation est difficile à chaque fois.

     Nous côtoyons trois femmes au caractère bien trempé: Albileen est noire et travaille chez Elisabeth ; elle s’occupe notamment de la petite fille négligée par sa mère, elle essaie de l'éduquer en posant les bases de la tolérance raciale. Minnie aussi a la peau noire et le verbe haut, elle vit avec un mari violent et une ribambelle d'enfants. Après plusieurs renvois elle embauche chez une patronne fantasque et marginale. Miss Skeeter  est née dans une famille blanche traditionnelle. Elle défend ses convictions avec fermeté allant jusqu'à sa mise au ban de la société féminine et bien pensante de Jackson.

     Un livre plein d’humour, de fraîcheur et d’enthousiasme. La ségrégation omniprésente n’est pas pesante grâce à la bonhomie des femmes noires.

     L’humilité, la patience, l’abnégation, la tendresse maternelle de ces femmes m’a émue.

        Kathryn Stockett rend hommage à toutes ces femmes noires qui malgré leur condition peu enviable de femme corvéable à merci ont gardé une grande dignité.

       Pour rester dans la logique de son histoire l'auteure se doit de parler de la bonne noire qui travaillait chez elle. Il s’agit donc d’une œuvre mi-auto bibliographique, mi-fiction. Ce livre est un projet qui lui tenait à cœur et même si elle avoue ne pas pouvoir en tant que blanche exprimer vraiment ce que ressentaient les noires , elle l’a fait en souvenir de Demetrie qui a laissé beaucoup de douceur et de tendresse dans ses souvenirs d’enfant.


éditions Jacqueline Chambon - septembre 2010 

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Published by Fransoaz - dans roman étranger
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commentaires

gazou 05/12/2011 08:05

Je suis en train de lire ce livre, il est très attachant...Sans doute, la réalité est-elle encore plus noire mais déjà, ce livre nous permet de mieux l'appréhender...elle sait nous décrire des
situations noires avec humour...C'est certain, toutes les bonnes noires n'avaient pas un caractère aussi trempé que celles-là et elles étaient moins armées pour se défendre contre les humiliations
infligées...J'aime bien la façon dont tu parles de ce livre

Fransoaz 08/12/2011 11:23



Merci Gazou de ton sympathique passage et de tes commentaires élogieux.


Il y a sans doute des livres plus "vrais" sur ce thème, mais c'est une excellente introduction avant de creuser le sujet. J'ai lu ce livre en une semaine en me pressant le soir de rentrer pour
retrouver les personnages si attachants. je disais à mes collègues que j'avais un rendez-vous et ce n'était pas faux!



vivi 06/11/2011 19:27


Et il paraît que la méchante est vraiment horrible !!


Fransoaz 06/11/2011 20:40



Alors tu vas te régaler!


J'espère que le réalisateur n'a pas omis la scène des cuvettes de WC!



vivi 04/11/2011 19:12


Je vais en principe voir le film la semaine prochaine avec mes copines. Bien sûr, je raconterai mes impressions...


Fransoaz 06/11/2011 18:52



Les avis sont mitigés, mais je me connais j'adorerais retrouver Miss Skeeter et Abileen -entre autres!



claudialucia ma librairie 01/06/2011 12:36


Je suis donc la seule à avoir été gênée par ce livre. certes je l'ai lu très volontiers et la lecture en est agréable; Mais j'ai ressenti un malaise après quand je me suis rendu compte combien ce
livre ne tenait pas compte de la réalité et était plutôt un roman pour se donner bonne conscience à bon compte. Pour connaître la ségrégation telle qu'elle était à l'époque, c'est Caldwell qu'il
faut lire. C'est beaucoup moins réjouissant! D'ailleurs l'écrivain elle-même a le mérite et l'honnêteté de reconnaître dans sa postface qu'aucune blanche n'aurait pu agir comme Miss Skeeter à
l'époque!


Fransoaz 03/06/2011 21:23



Ton analyse jette un froid sur mon enthousiasme, mais ne me surprend pas.


Je ne me suis pas intéressée du tout à cet aspect des choses. On ne peut pas trop jeter la pierre à K. Stockett qui à sa manière réhabilite les bonnes noires.


Je note donc le nom de Cadwell mais continuerai sans doute à conseiller cette lecture autour de moi. Je suis d'accord avec toi: sa postface est honnête et nécessaire.


 



sylire 22/05/2011 15:15


C'est un lecture que j'ai classé dans mes "incontournables à lire un jour..."


Fransoaz 29/05/2011 21:16



tu as raison, à mettre dans la même catégorie que "les déferlantes".



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