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28 février 2011 1 28 /02 /février /2011 15:14

    victor Hugo

     L’auteure Frédérique Deghelt, notifie à la fin de son dernier roman  La nonne et le brigand  les musiques qui ont accompagné son écriture.

     Elle aurait pu ajouter la chanson de Georges Brassens  « la légende de la nonne » dont les paroles sont de Victor Hugo (1828) et dont voici l'interprétation :

 

georges Brassens

 

(...) Elle prit le voile à Tolède

Au grand soupir des gens du lieu,

Comme si, quand on n'est pas laide,

On avait droit d'épouser Dieu.

Peu s'en fallut que ne pleurassent

Les soudards et les écoliers

-Enfants, voici des boeufs qui passent

Cachez vos rouges tabliers !

 

Or, la belle à peine cloîtrée,

Amour en son coeur s'installa.

Un fier brigand de la contrée

Vint alors et dit : Me voilà !

Quelquefois les brigands surpassent

En audace les chevaliers.

-Enfants, voici des boeufs qui passent,

Cachez vos rouges tabliers !

 

Il était laid, les traits austères,

La main plus rude que le gant;

Mais l'amour a bien des mystères,

Et la nonne aima le brigand.

On voit des biches qui remplacent

Leurs beaux cerfs par des sangliers.

-Enfants, voici des boeufs qui passent,

Cachez vos rouges tabliers ! (...)


Georges Brassens (1921-1981)


Trois couplets extraits de la chanson pour faire écho à ma lecture récente et rendre hommage à l'artiste.


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Published by Fransoaz
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commentaires

alain cornuault 23/07/2011 11:24


(a propos des paroles du refrain) on ne peut pas contraindre la nature; elle reparait sous une autre forme , parfois paradoxale : les boeufs , meme castrés, se souviennent qu ils étaient taureaux,
et le rouge peut les reveiller. Padilla( ou sa famille, ou les us et coutumes ) ont ils voulu contenir les élans naturels derriere la cloture d un couvent, et pan! la nature contrariée renverse
tout, le coeur , les voeux, la morale : tout se fait alors "a contre nature".
Mais le paradoxe n est peut etre pas "anti ou contre -naturel"; la nature aime les contrastes, elle entasse les douces collines et les rudes halliers, elle pousse des biches vers les sangliers. Et
fait pleurer ensemble les soudards et les ecoliers- les soudards peut etre touchés au coeur sans rien y comprendre de plus que de vierges écoliers... l amour a bien des mysteres


Fransoaz 26/07/2011 13:43



C'est vrai que l'amour se moque des convenances et des rangs pour le plus grand plaisir des paroliers, poètes et écrivains et pour notre bonheur à nous lecteurs et lectrices.


merci de votre visite et d'avoir pris le temps de donner votre -très intéressante- interprétation.


Je ne connais pas Padilla ??



Marie 04/03/2011 14:19


Ce texte est magnifique, et je ne savais même pas qu'il était de Victor Hugo. Je suis inculte !!!!


Fransoaz 06/03/2011 11:16



On ne peut pas tout savoir! j'aime aussi ce beau texte et l'histoire dramatique de ces amants.



Lily 02/03/2011 18:16


Je reviens, car j'ai cherché le sens de cette légende sur Internet. Ce que j'ai compris c'est que les amants ont péri par la foudre et que la légende aurait été inventée par un ecclésiastique pour
être racontée dans tous les monastères ... Hugo, à travers ce petit refrain anodin, veut montrer que ce n'est qu'une légende. Depuis quand des bœufs châtrés seraient-ils excités par le rouge ?!
Amusant car ce petit refrain connu a maintenant pour moi un sens qui reste certainement inconnu pour la majorité. Merci pour la chanson et bonne semaine. Je pense que tu es en vacances ?!...


Fransoaz 02/03/2011 20:55



Victor Hugo t'inspire...


Merci beaucoup de nous faire profiter de tes recherches.


Nous avons, en Bretagne, beaucoup d'histoires comme celle de la nonne et du brigand qui se terminent toujours de façon dramatique.


La zone A a enfin rejoint la zone B en vacances pour mon plus grand bonheur!


Bonne fin de convalescence.



Lily 01/03/2011 20:41


Comment, Françoaz, expliques-tu ce curieux refrain :
"Enfants voici des boeufs qui passent,
Cachez vos rouges tabliers" ?


Fransoaz 02/03/2011 20:35



Je crois que tu as ta réponse et je reconnais là ta détermination.


Je me souviens bien qu'enfant ( mes parents avaient une ferme), on nous disait  de ne jamais porter de vêtements rouges à proximité des taureaux; ça les rend agressifs.



Malika 01/03/2011 20:20


Dix lignes de Brassens valent mieux que cent pages de Deghelt !!!...Oh, la méchante !!!!


Fransoaz 02/03/2011 19:13



A ce point là? C'est surement parce que tu es une groupie de Brassens.



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