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18 juillet 2011 1 18 /07 /juillet /2011 10:47

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   Quand l’auteur arrive à Granville où l’attend Marie, sa fille, il sait que les heures de sa maman sont comptées. La vieille dame a quatre vingt huit ans et une santé fragile qui se dégrade encore à la suite d’une chute. Une nouvelle infection, la fièvre, la difficulté à respirer nécessitent l’hospitalisation. Hagard et déboussolé le fils suit l’ambulance.

    Pendant les quelques heures qui suivent, désemparé mais lucide il convoque sa mémoire et s’adresse à sa maman. Les souvenirs auréolés de l’amour maternel se partagent les pages avec le babil silencieux, la respiration sifflante.

   A minuit, c’est le silence qui le réveille…

   "J'ai embrassé sa joue et retrouvé sa main. Mais pas le moindre signe. Pas un battement de cils. Pas un frémissement. Son regard tout étale semblait s'être échappé dans un autre horizon."


   Le titre est froid et sans équivoque, il sonne comme le glas dans un long matin de brouillard et de givre. Pourtant l’auteur se fait poète délicat pour écrire le bout extrême de la vie.

   Ce fils unique est extrêmement attendrissant dans son souci de bien préparer le départ de sa maman. Avec attention et délicatesse, il choisit les vêtements de la défunte, les textes de la cérémonie, les photos et les fleurs coupées qui ornent le petit guéridon.

   Un récit bouleversant et universel, un bel hommage à l’amour maternel et un doux au revoir à une maman qui part sous une pluie de petits papiers, poème déchiré, comme autant de mots d’amour à emporter dans l’au-delà.


éditions Buchet.Chastel - février 2009 -

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Published by Fransoaz - dans récits
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commentaires

embrace 07/08/2014 13:57

Ce récit m'a l'air très touchant, il me tente beaucoup. Cela me rappelle ce que disait Philippe Gerfaut: "Si nous pouvions disposer de l’immortalité, c’est notre mère que, la première, nous
rendrions immortelle..."

Fransoaz 14/08/2014 14:05



Je pense que l'on ne se sépare jamais tout à fait de sa mère, elle fait partie de notre être. J'aime beaucoup la sensibilité de l'auteur dans ce récit.



Anne 04/08/2011 13:07


Voilà un titre que je note sans hésitation ! Je suis attirée par les livres qui parlent du deuil...


Fransoaz 05/08/2011 16:20



Je crois que j'ai moi aussi cette attirance; rien de morbide plutôt une grande (et saine) curiosité.


Il y a pléthore sur le sujet mais mon préféré est " C'est de fatigue que se ferment les yeux des femmes " de Claire Fourier.



Yv 20/07/2011 16:27


Pas toujours facile comme exercice et comme thème.


Fransoaz 21/07/2011 09:49



C'est cependant un thème qui inspire. Le plus difficile est peut-être de trouver le ton juste pour ne pas tomber dans le pathétique ou larmoyant.



sylire 19/07/2011 21:38


Je l'aime beaucoup également en tant que critique sur jeu d'épreuves.


Fransoaz 21/07/2011 09:47



Une émission qu'il me tarde de découvrir, ça me changera de François Busnel sur F Inter.



Malika 19/07/2011 20:33


Pas bien gai tout ça !!


Fransoaz 21/07/2011 09:45



Pas gai non, mais les mots sur les maux font merveille ici et allègent le poids de la séparation.



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