Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
22 février 2012 3 22 /02 /février /2012 16:00

le-heron.gif

     Nous sommes le 26 avril 1937, Guernica , petite ville du pays basque espagnol s’éveille dans la douceur du printemps et le joyeux brouhaha du marché.

     C’est là que vit Basilio, jeune homme passionné de peinture. Son art le mène souvent en bord de rivière là où chassent les hérons cendrés. Après un moment d'observation mutuelle et un accord tacite entre le jeune homme et l’oiseau, Basilio sort son matériel pour s'approcher, par la peinture, le plus près possible de cet oiseau hiératique.

     L'obsession de Basilio est, et malgré l'immobilité de l'échassier, de rendre par la couleur et le trait "ce frémissement de vie" qui le différencie d’un oiseau empaillé.

     En fin d’après-midi, les bombardiers allemands viennent troubler la quiétude de Guernica en semant l’horreur des bombes explosives et incendiaires.

 

      Il aura suffit d'un après-midi d'apocalypse, d'un consensus meurtrier entre l'Allemagne nazie et l'Italie fasciste venues soutenir le général Franco pour sortir Guernica de l'anonymat et en faire une ville martyre.

      Antoine Choplin réunit dans son roman la fiction -Basilio et les hérons- et la réalité -. la destruction de la ville et de la population de Guernica. Il oppose le calme de la vie quotidienne et routinière et le fracas du bombardement.

     L'auteur pousse l'audace jusqu'à faire se rencontrer les deux artistes Basilio et Pablo Picasso. Picasso a peint l'horreur de ce jour maudit sur sa célèbre toile Guernica sans quitter Paris; Basilio a vécu cette journée de l'intérieur, son oeil de peintre animalier a fixé avec force détails tous les fragments de cet après-midi.

   "L'un comme l'autre, pourtant, le petit peintre de hérons tout autant que le Picasso mondialement connu nous interrogent sur les tragédies de la guerre et la nécessité de l'art pour en témoigner." - extrait de la quatrième de couverture.

     Le texte d'Antoine Choplin s'ouvre en douceur et en simplicité dans la brume qui s'échappe au-dessus des roselières.

heron.cendre 2

Editions Le Rouergue- 2011-

 

Les billets d'Avelbre, de Katell et de Yves.

 

Le Héron de Guernica fait partie de la sélection Prix Cezam

des lecteurs du Nord Finistère 2012



Partager cet article

Repost 0
Published by Fransoaz - dans roman français
commenter cet article

commentaires

Lily 26/04/2012 22:16

Dans Les insurrections singulières, Benameur a une écriture qui fait naitre l'empathie avec son personnage. Peut-être plus riche et profonde que celle de Choplin ( quoi que je n'ai lu qu'un livre
de lui). Mais j'aime leurs phrases où il n'y a parfois que deux mots. Un moment. Leurs phrases qui semblent parlées, au plus près du vécu, parfois un peu déstructurées, personnelles, poétiques même
dans la disposition pour Benameur. J'espère que tu feras un billet. Pour ma part, je n'arrive pas toujours à faire des billets dans les jours ou semaines qui suivent la lecture et après c'est plus
difficile. Pour ces deux livres, je souhaiterais que ma fille de dix-sept puissent les lire car chacun dans un domaine différent apporte une réflexion intéressante dans une belle langue qui en même
temps est simple et fluide. Amitié Françoaz.

Fransoaz 29/04/2012 21:25



La pluie pluite et le vent vente en ce dimanche. Ce fut donc tout naturel de rester à demeure pour finir "Les insurrections singulières". J'aime le style Benameur et cette réflexion sur la
relation au travail m'a beaucoup intéressée. Le genre de livre où l'on veut noter une phrase, quelques mots à chaque page.


Des lectures à proposer aux jeunes bien sûr...


Bonne semaine Lily.



Lily 14/04/2012 11:15

Je l'ai terminé il y a plusieurs jours et j'ai encore les personnages et l'histoire en tête. J'ai ressorti l'analyse que j'avais faite des codes visuels utilisés par Picasso dans son célèbre
tableau et cela m'a permis de mieux goûter les images saisissantes de Choplin (cheval, taurillons, etc.)
Vraiment, un très bon livre pour moi, à l'écriture qui m'a fait penser à celle de Jeanne Benameur. Je pense que j'en ferai un billet. La fin, triste c'est vrai, montre que Basilio poursuit tout de
même le cours de sa vie ...

Fransoaz 23/04/2012 20:58



Le parrallèle entre livre et tableau est vraiment intéressant et je me suis aussi précipitée pour scruter le tableau de Picasso après ma lecture. Je vais lire Benameur bientôt (Les insurrections singulières), je garde en mémoire ton avis sur les deux écritures.



unepauselivre 10/03/2012 22:48

Je ne sais pas pourquoi mais je crois que ce livre me plaira.

Fransoaz 15/03/2012 13:00



laisse toi tenter! Basilio est tellement émouvant et grâcieux!



Agathe 01/03/2012 16:35

Un très gros coup de coeur pour moi!

Fransoaz 01/03/2012 16:57



Je suis plus modérée que toi, mais je le conseille à tout va.



sylire 29/02/2012 21:51

Tu ne semble pas totalement séduite. Je me trompe ?

Fransoaz 01/03/2012 11:27



J'ai envie de botter en touche pour ne pas influencer ton jugement sur un livre que tu liras sans doute bientôt. J'aurais surtout aimé que le livre se termine comme il avait commencé dans la
sérénité et le calme de la rivière. Je suis sans doute trop idéaliste!



Lenn Ha Dilenn

  • : Les lectures de Fransoaz
  •   Les lectures de Fransoaz
  • : Lectures et gourmandises.
  • Contact

Berr-ha-berr

 

blogoclub

Pour le premier décembre

La promesse de l'aube

Romain Gary

 

challengedesnotesetdesm

Challenge des notes et des mots

chez Anne 


Challenge Nos pépites de l'année 2014/2015

Chez Sous les galets

Barzhaz

 

Chez Asphodèle poésie du jeudi

POÉTISONS

Ar Solier