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16 février 2011 3 16 /02 /février /2011 10:36

supermarché

 

Dis-moi ce que tu mets dans ton caddie, je te dirai qui tu es.

 

    

 

     « Au rayon laitages, un homme brun à barbichette, en survêtements et baskets, l’air décidé

      Il ne prend pas n’importe quel dessert. Il sait exactement ce qu’il cherche, c’est très précis. Ses yeux sont un peu tristes, ou c’est la forme de son visage qui est mélancolique à cause de ses paupières tombantes. Il a salué de la main plusieurs clients du magasin, mais il ne s’arrête pas pour parler, trop pressé sans doute. Ce doit être son travail de savoir qui est qui. Quelquefois, les gens ne le reconnaissent pas tout de suite, parce qu’il est sans son uniforme. »

   Bertrand, le facteur, doit aujourd’hui garder Simon afin que Jeanne puisse se libérer une heure pour aller chez le coiffeur. C’est Jeanne qui sait comment l’occuper, comment lui parler, comment le rassurer, car Simon n’est pas un enfant comme les autres, il s’exprime par cris et se cogne pour exprimer sa désapprobation. Mais lorsque Simon, jouant avec ses cartes et montrant le valet de cœur, esquisse le mot papa, alors chavire le cœur du facteur.


    C'est un titre que j’avais repéré en tête de gondole de plusieurs blogs et qui me tentait bien.

    Le concept du livre est original : se poster dans un supermarché de quartier non pas pour y remplir son chariot mais pour observer les clients , habitués ou non, et à partir de leur comportement, leur posture ou les produits déposés dans le caddie, imaginer leurs vies. Après être passé à la caisse (où l’on n’est pas toujours bien reçu), on suit ces hommes, ces femmes au travail ou chez eux pour partager un moment de leur intimité, un moment de leur vie.

      L’auteure croise les gens que nous aussi nous rencontrons dans les allées des supermarchés, les pressés, les énervés, les bavards, les triturés, les timides, elle ne se contente pas de les observer remplir les caddies, elle les suit dans leur quotidien et recueille leurs pensées.

      Ce sont des gens de rien, des gens qui ne font pas de bruit, avancent à petits pas, saluent parfois les voisins et repartent ranger leurs produits frais dans le frigo.

     Avec humour, tendresse et simplicité, Christine Jeanney décline, en autant de petites nouvelles, dix-huit portraits de gens ordinaires.


 éditions Quadrature- septembre 2010- 

 

Les avis de Sylire que je remercie pour le prêt et de Schlabaya.

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commentaires

M
<br /> Je l'ai repéré chez Sylire et l'ai acheté pour la Médiathèque. J'en ai lu quelques passages qui m'ont beaucoup plu malgré mon peu d'attirance pour le genre de la nouvelle.<br /> <br /> <br />
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F
<br /> <br /> Certains recueils, dont fait partie celui-là, permettent aux récalcitrants de se réconcilier avec les nouvelles.<br /> <br /> <br /> <br />
G
<br /> J'avais bien aimé ces petites nouvelles également<br /> <br /> <br />
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F
<br /> <br /> On se laisse prendre dans le flot régulier des clients de ce supermarché.<br /> <br /> <br /> <br />
G
<br /> Cela m'est déjà arrivé de zieuter sur le caddie du voisin : entre celui qui ne contient que de la vinasse et de la bière, et celui plein de pain complet, de son d'avoine et de produits bio.... ça<br /> doit être interessant !<br /> <br /> <br />
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F
<br /> <br /> Et ça nous occupe bien lorsqu'il faut attendre son tour à la caisse.<br /> <br /> <br /> Le livre de Christine Jeanney pourrait bien se trouver là aussi entre chewing-gums et programmes télé.<br /> <br /> <br /> <br />
M
<br /> Un recueil qui me tente beaucoup. J'espère le trouver à la foire du livre ce week-end !<br /> <br /> <br />
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F
<br /> <br /> Si c'est une bonne foire tu le trouveras sans doute.<br /> <br /> <br /> Merci Manu pour ta visite.<br /> <br /> <br /> <br />
A
<br /> Je note, j'aime bien les descriptions de vies ordinaires... Ca a quelque chose de rassurant ou de flippant, au choix du mood !<br /> <br /> <br />
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F
<br /> <br /> Tu aimerais ce recueil de nouvelles et peut-être écrirais-tu la 19ème.<br /> <br /> <br /> <br />