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1 décembre 2011 4 01 /12 /décembre /2011 11:39

Mireille n'est pas blogueuse

C'est là son seul petit défaut.

Que fais-tu sur la Blogo?

demandais-je à cette visiteuse.

De blogs en blogs je voletais

Tu surfais?

Eh bien réponds maintenant!

 

Si j'étais...

 

Une chanson:   Quand on a que l'amour ou Va où le vent te mène de Angelo Branduardi
Un sport:   équitation, balades
Un véhicule:   Alfa Romeo Giullieta sprint veloce rouge alfa-romeo.jpeg

Un souvenir:   la chèvre chamoisée de ma grand-mère
Une couleur de ciel:  bleu de Provence
Un poème: Elle est venue par cette ligne blanche de René Char
Un mot doux:   carina, carissima
Un dessert:   Un tiramisù bien crémeux tiramisu.jpeg

Un conte:   Les sept cygnes de Grimm

 


Merci Mireille pour ta participation au tag du portrait chinois.

 

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28 novembre 2011 1 28 /11 /novembre /2011 12:42

pas-d-inquietude.jpeg

    Un couple et leurs deux enfants quittent leur appartement de banlieue pour s'installer dans le petit pavillon qu'ils ont fait construire dans un lotissement rural. Leur ambition est sage et leur rêve mesuré: une chambre par enfant, un jardin, une terrasse, des promesses de barbecue avec voisins et amis, des aménagements à faire soi-même, le chant des oiseaux et des balades dans la nature pour écouter le bruit de la rivière.

    La maladie de Mehdi, 11 ans, va bousculer le quotidien de cette famille. Les parents vont devoir réorganiser leur emploi du temps professionnel pour l'assister et lui tenir compagnie.

    C'est le papa de Medhi, à la faveur d'un long arrêt maladie, qui sera le plus présent auprès de son fils. Sa femme vient de changer de travail, elle doit faire ses preuves dans son nouvel emploi et est trop scrupuleuse pour demander un congé.


 

    Comme je boycotte  la quatrième de couverture, comme j’ai peu rencontré ce titre sur les blogs, j’ai plongé dans le livre sans savoir de quoi il s’agissait et dans quelle histoire je m’embarquais. Le nom de Brigitte Giraud sur cette couverture bleue sombre suffisait à justifier mon choix. Lorsque j’ai réalisé que le sujet allait plomber mon moral, il était trop tard pour interrompre ma lecture. Pas d'inquiétude ignore le découpage en chapitres et ne favorise pas les pauses. Alors j’ai continué car l’écriture est belle, le ton est juste et ce papa garde-malade avec ses faiblesses, ses questions, ses doutes et sa rébellion est touchant et sincère. C'est lui qui prend la parole pour dire le séisme qui s'abat sur sa famille.

    "Ce fut la première soirée pas comme les autres. Un convive sans nom s’était invité à notre table, disons que la maladie devint le nouveau membre de notre famille."

       Ce n'est pas un énième roman sur le cancer, les séjours en hôpitaux, les examens médicaux, la perte de cheveux ou la chambre stérile. La maladie est omniprésente mais plutôt comme un décor discret et sur lequel butent et se chahutent quatre vies. Brigitte Giraud axe son roman sur le désarroi du père qui délaisse son travail pour devenir garde-malade à temps plein, sur l'impact de ce congé sur la hiérarchie et les collègues de travail. La mère de Mehdi est obnubilée par sa réussite professionnelle, torturée entre son travail où elle veut gagner la confiance de ses pairs et celui de sa famille où elle ne réussit pas à s'investir. Lisa, la grande soeur alterne des moments de grande complicité avec son frère et des moments de révolte dirigée vers ses parents. Medhi partage encore quelques moments priviliégés avec son papa lors de randonnées à Vespa mais il est de plus en plus faible et apathique.

    Chacun vit ses frustrations dans des mondes parrallèles et ne se rencontrent presque plus.

" J'ignorais finalement ce que c'était qu'être parents. Etait-ce cette chose monstrueuse qui consiste à faire croire qu'on sait alors qu'on est submergé, qui consiste à guider tous feux éteints?"

     Brigitte Giraud réussit avec simplicité à placer le lecteur au centre de cette famille et de ces turbulences. On ne prend parti pour aucun des personnages et on tente de se mettre à leur place pour mieux comprendre leurs tensions, leur exaspération , leur détresse. On déplore une législation du travail incomplète qui ne favorise pas l'accompagnement des grands malades. Pas d'inquiétude rend aussi hommage aux professionnels de la santé, à leur patience, leur écoute et leur disponibilité.

éditions Stock- août 2011.

  

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24 novembre 2011 4 24 /11 /novembre /2011 12:13

chine 2


     Taguée par Sylire je me plie à la formule du portrait chinois.

  Si j'étais...

un bonbon:   le sucre d'orge de mon enfance ou aujourd'hui un carré ganache caramel sur un praliné aux amandes

une folie:   elle serait gastronomique à une table étoilée

un compliment:   la simplicité

une forme:   le rond, pour ne pas me heurter aux arêtes

une saison:   l'automne pour ses couleurs et sa poésie

un félin:   un genre animal auquel je préfère l'oiseau et surtout les passereaux de mon jardin

un rêve:    des voyages et des rencontres

une balade:   sur les chemins côtiers ou sur les crêtes des monts d'Arrée

un roman épistolaire:   Une si longue lettre 

un vêtement:   une chaussette à cinq doigts, pour sa fantaisie et son confort.


   Je propose à Vivi et à Mireille de reprendre le tag en se déclinant ainsi:

une chanson

un sport

un véhicule

un souvenir

une couleur de ciel

un poème

un mot doux

un dessert

un conte.

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10 novembre 2011 4 10 /11 /novembre /2011 11:01

rocher montmartre

   Yanne Charbonneau travaille dans une chocolaterie humide et vieillotte à la Butte Montmartre. Elle s’y est installée avec ses deux filles : Anouk, l’enfant de l’été, qui découvre les tourments de l’adolescence et Rosette, enfant de l’hiver qui, à presque quatre ans, souffre du cri-du-chat;  elle ne parle pas et  se déplace, de préférence, à quatre pattes. 

   L'arrivée de Zozie, perchée sur des chaussures rouges à talons de sucre d'orge, dans le quartier apporte un souffle de fraîcheur et d'excentricité à la petite chocolaterie qui devient "Le rocher de Montmartre".

   Zozie devient très vite indispensable pour la petite famille. Son originalité et sa fantaisie raniment et développent le petit commerce de Yanne qui se réinstalle aux fourneaux avec enthousiasme.  Zozie noue une relation privilégiée empreinte de complicité énigmatique  avec Anouk.  

   Les clients, chaque jour plus nombreux, guidés par les effluves du chocolat chaud font maintenant un détour pour jeter un coup d’œil sur cette vitrine alléchante et n’hésitent pas très longtemps avant de pousser la porte: " l'exquise odeur du chocolat chaud, des pâtisseries fraîches, des biscuits et des macarons, sans parler, bien sûr, de l'arôme enivrant des truffes amères, des chocolats à la liqueur, à la fraise, à l'abricot ou aux noix sont des invitations auxquelles il est bien difficile de résister".

   Tout semble enfin sourire à Yanne; elle va bientôt dire oui  à Thierry, le propriétaire de la chocolaterie, et espère trouver dans ce mariage la sécurité et la stabilité qui lui manquent.

    Mais la venue de Roux, le vagabond nomade, ami de Yanne et d’Anouk, les pouvoirs et les ambitions de Zozie l’intrigante ne vont-ils pas contrarier ce bel équilibre ?

 

     Il y a quelques années le parfum et la magie de Chocolat m'avait fascinés. Je me suis laissée tenter par Le rocher de Montmartre comme par une gourmandise que l'on ne peut refuser.

   Joanne Harris choisit le quartier de Montmartre pour animer anciens et nouveaux personnages. "Montmartre, l'étrange petite île de pierre avec ses touristes et ses artistes peintres, la puanteur de ses caniveaux et ses mendiants, ses cabarets et ses clubs de strip-tease sous les tilleuls et, toutes les nuits, les règlements de compte au couteau le long de ses jolies rues pittoresques".

    Grâce aux compétences et à l'habileté des femmes, la petite boutique banale et anonyme va répandre ses lumières et ses odeurs de fête sur la Butte. Les clients vont devenir des amis et révéler leur meilleure facette. Le lecteur aussi se régale et croque avec plaisir dans toutes ces friandises.

    Zozie réussit à faire l'unanimité dans le cercle des habitués de la chocolaterie, mais elle ne cache pas au lecteur son passé d'usurpatrice et ses desseins maléfiques. 

     En alternant les confidences de Yanne, de Zozie et d'Anouk, en injectant une dose de sorcellerie et de magie noire, Joanne Harris fait monter la pression et l'inquiétude. On s'attend à une fin magistrale et époustouflante.

     Mais l'explosion de la piñata ne libère pas la cascade de couleurs et d'étincelles que j'attendais. Les personnages, réunis pour la fête du réveillon, restent fades et passifs et n'apportent pas leur contribution au dénouement heureux. J'espérais un déploiement de rebondissements, un lot de surprises... Je ne vais pas dire que je suis restée sur ma faim - dans cet antre dédié à la gourmandise, vous ne me croiriez pas - ... mais sur la fin certainement!

   

Chez POINTS - novembre 2009 -

 

pinata.jpeg


Les "piñata" éclataient en choeur le 8 novembre chez Soukee, L'or des chambres, Mango et Tiphanie.

Ici, elle aura mis un peu plus de temps!


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1 novembre 2011 2 01 /11 /novembre /2011 15:21

les-vaches.jpeg

    Katariina, ingénieure  de travaux en Estonie, ne jette pas un regard derrière elle lorsqu’elle suit son futur mari en Finlande. L’Estonie est alors, depuis le début de la seconde guerre mondiale, sous l’emprise du joug russe et la vie en Finlande représente un affranchissement certain pour les estoniens. De cette union finlando-estonienne naîtra Anna, le personnage central du premier roman écrit par Sofi Oksanen.

   Ne pas dévoiler ses racines, ressembler aux finlandaises, parler le finnois, refuser les relations avec les expatriées estonniennes sont les obsessions de Katariina et elle veille à les transmettre à sa fille:

«  Je devais devenir finlandaise. Je devais parler, marcher comme une Finlandaise, avoir l’air d’une Finlandaise, même si je ne me sentais jamais au bon endroit, en quelque sorte jamais à ma place, comme dans un manteau avec des manches de longueurs différentes et trop petit pour moi, dans des chaussures qui m’écorcheraient à chaque pas. »

   Pour l'école Anna invente des ancêtres finlandais et essaie de taire ses connaissances sur les méthodes soviétiques et l'occupation russe.

    La mère et la fille effectuent de nombreux allers-retours entre leur maison finno-finlandaise et la ville de Tallin -la capitale de l'Estonie. Les visites à la campagne pour aller voir la grand-mère sont plus rares et aléatoires car soumises aux "invitations" que certains membres de la famille refusent parfois de délivrer. C'est pourtant là que Anna nourrit ses racines familiales estonniennes .

     Adolescente, Anna développe des troubles du comportement alimentaire, elle devient boulimique-anorexique. Le comptage des calories, la préparation  d'orgies alimentaires sont alors sa principale préoccupation perturbant sa vie sociale et amoureuse et ses études.


      Ne vous fiez pas à la couleur rose de la couverture; le noir ou le rouge aurait mieux reflété l'ambiance de ce livre aussi froide et coupante que du verre. 

     Anna est sous la coupe de sa mère qui lui met la pression pour qu’elle devienne une vraie finlandaise. Les relations qui régissent la vie de ces femmes sont distantes et peu chaleureuses. A Tallin, Katariina ne relâche pas sa surveillance et même à la campagne Anna ne peut plus mettre les mini jupes - connotées filles de l'est-  qu’elle affectionne.  Katariina vit dans un pays capitaliste et riche, elle se sent redevable envers les siens et se charge de quantité de provisions à chaque voyage vers son pays d’origine. Il est difficile pour Anna de construire sa propre identité au coeur de cette ambiguïté.

     Il faut lire l'histoire d'Anna et de Katariina éclairée par l'Histoire tourmentée de l'Estonie. Il faut remonter à la seconde guerre mondiale et à l'occupation russe pour mieux comprendre la honte, le rejet de ses origines et les peurs de la mère.

   Le manque de linéarité, les allers-retours incessants entre les différentes époques, entre les deux pays et la narration qui passe de la première à la troisième personne créent un désordre et ne servent pas le lecteur. Je me suis plusieurs fois égarée dans l'arbre généalogique d’Anna. Il m'a manqué les repères spatio-temporels qui étaient présents dans Purge. Je me suis concentrée sur la vie d'Anna et de sa mère, occultant sciemment la génération précédente.

     Les vaches de Staline disent le gâchis des origines non-assumées et les souffrances endurées par une génération qui marquent en profondeur celles qui suivent.

    C'est un récit de grande envergure qui s'inscrit comme Purge dans une page incontournable de l'Histoire des pays baltes. Mais je n'ai pas trouvé ici le climat angoissant et le suspense qui m'avaient aimantée dans Purge.

 

La cosmopolite Stock- août 2011- 

 

price-minister.jpeg

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25 octobre 2011 2 25 /10 /octobre /2011 00:00

kittur

 

 

  Kittur est une ville imaginée par l'auteur et située dans le sud-ouest de l'Inde au bord de la mer d'Oman. C'est dans cette ville que  l'auteur a repéré et épinglé les 14 ombres de son recueil.  Aravind Adiga nous guide dans les rues de la cité comme le ferait un guide touristique. Mais foin des belles plages, des éléphants ou des saris multicolores, le touriste-lecteur s'assomme contre la misère, la saleté, la pauvreté, rebondit de corruption en débauche, de vols en attentats.

   Vous démarrerez votre périple à la gare et tomberez peut-être sur Ziauddin, "le petit garçon couvert de poussière" qui prépare le thé et sert les samosas sous l'oeil bienveillant d'un ivrogne.

   Vous continuerez par le port pour vous trouver à l’usine de brodeuses de chemises d’Abbasi qui résiste et refuse la corruption qui gangrène toutes les institutions.

   Une pause au Bunder pour un curry de crevettes et vous pourrez vous aventurer à Lighthouse Hill où Xerox vient de se faire arrêter pour copies illégales et vente des Versets Sataniques.

  Près des échafaudages de la cathédrale, George pense avoir trouvé sa princesse, une femme riche qui l'emploie pour démoustiquer son jardin.

   La rencontre avec la petite Soumya va vous serrer le coeur. Elle va, dans l’espoir gratifiant des câlineries de son papa, traverser la ville en traînant son petit frère pour mendier dans le quartier des riches et ramener la drogue dont son père à besoin.

 

   

   L'auteur nous donne à voir l'Inde multiple entre sous-développement et modernité: le désespoir du pauvre et la morgue du riche;

"Tu sais quelle est la plus grande différence entre les riches et les pauvres comme nous? Les riches peuvent commettre des erreurs encore et encore. Les pauvres , à la moindre erreur, ils perdent tout."

le système de castes qui perdure dans l'organisation de la société; le travail des enfants; la mendicité; le ravage de l'alcool et des drogues; la multiplicité des langues et des religions;

"A la lisière de la ville se dressaient, l’un après l’autre, un minaret, un clocher d’église, une tour de temple, comme autant de panneaux indicateurs pour signaler les trois religions de la ville aux voyageurs venus de l’océan. "

   Aravind Adiga écrit avec une grande précision comme s'il voulait compenser ainsi l'ignorance du touriste-lecteur de l'histoire et des coutumes de son pays. Le plan de la ville, la chronologie historique de Kittur et de l'Inde,le glossaire de fin de livre sont des supports nécessaires pour se glisser dans les 14 nouvelles.

   Je suis sensible à la façon originale dont l'auteur présente son recueil, il a mis beaucoup de soin à concocter pour le lecteur un lieu et un temps pour se familiariser avec l'Inde contemporaine. Il coule de ces 14 portraits l'authenticité et l'acuité d'un regard sans concessions qui cinglent avec force le lecteur.

 

éditions Buchet Chastel - juillet 2011-

traduit de l'anglais (Inde) par Annick Le Goyat.

 

Merci aux éditions Buchet Chastel et à Babelio.

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20 octobre 2011 4 20 /10 /octobre /2011 00:00

écuyère

    « Il était une fois, une maman à une place. La fille unique de cette maman-là s’appelait Poupi. Une nouvelle incroyable leur parvint un matin. Un autre bébé allait arriver. Non ! cria Poupi. Non ! protesta sa mère. Ça ne va pas. Je suis une maman à une place. C’est complet ! Mais le petit nouveau était en route pour chez elle. Il arriva un dimanche soir, après le dîner. »

     Cette maman à une place abandonne le bébé, une petite fille, sous une table de cuisine, là où commence le pays des souris. La sanction est immédiate: la maman est conduite en prison. Mamie Nonette et son éléphant émus par l'histoire de cette petite fille veulent la recueillir dans leur cirque. Mais la place d'un bébé abandonné n'est pas au cirque et Titine  est placée au foyer des enfants sans parents , elle y rejoint une Poupi colérique qui veut zigouiller sa petite soeur et rejoindre sa maman en prison.

   Un dimanche, Titine reçoit la visite de son oncle Tonton et de sa tante Cybèle accourus au foyer pour la recueillir et la faire grandir dans une vraie famille. Titine découvre le château de la Combe-Obscure et ses étranges habitants. Ses cousins Kouik et Krak sont d’affreux garnements  qui usent de leurs pouvoirs pour jouer des tours pendables à leur nouvelle cousine. Titine est affectée à la récolte de limaces et à la coiffure des porcs-épics. Heureusement le fantôme de la Combe-Obscure se prend d’amitié pour Titine et après avoir déjoué le traquenard des affreux cousins l’aide à retrouver ses amis du cirque.

 

     Que le monde est cruel pour cette petite Titine qui ne demande qu’un peu de tendresse à partager, qu'un peu d'amour pour grandir ! Elle doit composer avec le rejet de sa maman, la haine de sa grande sœur, la malveillance de ses oncle et tante et la cruauté des deux cousins.

    Mais que l’existence est douce et rieuse lorsque Titine retrouve Mamie Nonette, l’éléphant et ses amis du cirque. Elle peut s'adonner à ses rêves: devenir membre de la troupe et apprendre le métier d'écuyère.

   Avec beaucoup de maîtrise et de talent, Elzbieta crée un univers où les ogres, les sorcières et les fantômes côtoient les journalistes et les agents de police. A la lisière de l’imaginaire et de la réalité le petit cirque de Mamie Nonette incarne la famille d'adoption de la petite Titine. 

     Cet album grand format fait la part belle aux illustrations. Chaque page accueille quatre dessins et se découvre à la manière d’une bande dessinée avec des textes courts et précis truffés de jolies expressions comme "la maman à une place" ou le paysage qui "s'enténèbre". Le pastel des couleurs s'éclaire ou s'assombrit au gré de l'histoire et donne aux expressions des personnages une grande visibilité.

     Un album admirable et insolite sur le thème de l'abandon et de l'adoption.


éditions ROUERGUE - août 2011- 


    merci à babelio et à l'éditeur  pour ce beau cadeau.

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6 octobre 2011 4 06 /10 /octobre /2011 11:06

    Je ne suis pas une adepte des lectures planifiées mais celles de l'automne seront nombreuses et méritent un petit inventaire.

 

Dans le cadre de l'opération masse critique de Babelio j'ai reçu:


ecuyere.jpeg                                                      kittur.jpeg

 

L'écuyère d'Elzbieta      et             Les ombres de Kittur de Aravind Adiga

 

Pour le match de la rentrée chez Price Minister,


vaches-staline.jpeg

je lirai Les vaches de Staline de Sofi Oksanen

 

Un livre-voyageur en provenance de chez Claudialucia:

famille-modele.jpegFamille modèle d'Eric Puchner

 

  Une lecture commune:

rocher-montmartre.jpeg

Le rocher de Montmartre de Joanne Harris


  Un petit livre qui a ému beaucoup de blogueuses:

alzheimer.jpeg

Alzheimer mon amour de Cécile Huguenin

 

Et un livre dont j'attends la sortie avec impatience:

etoile-cheveux-noirs.jpg

Une étoile aux cheveux noirs de Ahmed Kalouaz

 

Au gré des rencontres et poussées par les vents d'automne d'autres lectures viendront s'intercaler ou se superposer à celles-ci.


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22 septembre 2011 4 22 /09 /septembre /2011 09:51

l-armee-furieuse.jpeg

    C’est en Normandie que nous suivons le commissaire Adamsberg qui est lui-même sur les traces de l’armée furieuse. Celle-ci fait partie des croyances populaires de Ordebec - région de Lisieux. L’objectif macabre de cette armée est de décimer quatre personnes dont le point commun est d’avoir quelque chose de grave à se reprocher.

   Fidèle à ses habitudes le commissaire va se glisser dans les pas des habitants, les écouter, sympathiser avec certains du village pour humer l’ambiance générale.

   Parmi les personnages qui viennent à la rencontre du commissaire il y a la mère Vendermot et ses quatre enfants . Leur héritage est lourd: le père très violent a été assassiné à la hache. L’aîné Hyppolite, qui a la particularité d’avoir inventé son propre idiome en inversant les lettres  "roujnob" pour bonjour ou "drannoc" pour connard, est né avec six doigts à chaque main. Après avoir été la risée de ses camarades d’école la tendance s’est inversée et il a acquis la réputation d'un jeteur de sorts. Lina, la fille, a vu à plusieurs reprises l’armée furieuse du Seigneur Hellequin et a reconnu trois des quatre personnes « saisies ». L’avant-dernier passe pour un farfelu; il est passionné par les insectes qu’il cuisine et mange. Le plus jeune est fragile car « fait d’argile »; bébé, son père l’a jeté dans les escaliers provoquant quatorze fractures. La mère, dans son coin, ne dit pas grand chose, elle a dû forcer sa nature en allant à Paris confier ses craintes au commissaire.

   On passe un moment aussi en compagnie de Léo l’octogénaire fantasque qui vit seule avec Flem son chien, avec un habile ostéopathe et avec les adjoints d’Adamsberg. Ecoutez-le, il vous les présente:

    -    Parmi mes hommes, capitaine, il y a un hypersomniaque qui s’écroule sans crier gare, un zoologue spécialiste des poissons, de rivière surtout, une boulimique qui disparaît pour faire ses provisions, un vieux héron versé dans les contes et légendes, un monstre de savoir collé au vin blanc, et le tout à l’avenant. Ils ne peuvent pas se permettre d’être très formalistes.

   -   Et ça travaille là-dedans ?

   -   Beaucoup.

 

   Tout est réussi dans la nouvelle investigation de Fred Vargas: deux enquêtes qui se croisent, des morts violentes - meurtres ou suicides, un chien futé, du vieux calva millésimé et du porto premier prix, des taches de naissance, un pigeon aux pattes liées, un fils nouvellement arrivé dans la vie d'Adamsberg mais déjà capable de seconder son père. Des adjoints fiers et jaloux qui veulent la jouer perso. Un digne descendant de Napoléon qui entretient la légende et le décor de ses glorieux aïeux. Une solide Rétancourt qui fait office d’intendante pour les besoins de l’enquête. 

   Et un article de bric et de broc à l'image de la brigade dirigée par un pelleteur de nuages. Il y avait à l'origine quelques bémols mais je les ai oubliés, envolés avec le nom de l'assassin!

éditions Viviane Hamy -mai 2011-

   merci Laurent pour le prêt.

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15 septembre 2011 4 15 /09 /septembre /2011 00:00

un refrain sur les murs

 

  1987- Isabelle est désemparée: ses deux enfants partent chez leur père pour le mois d'août, sa maman renoue avec un amour de jeunesse et n'a plus besoin de ses services, les élèves auxquels elle dispensent des cours de physique ne l'attendent pas avant la rentrée de septembre.

    Un vide colossal et vertigineux s'étend devant elle. L'appréhension de cette vacuité la pousse à accepter le marché que So What, le vagabond, met entre ses mains: un hébergement contre des travaux de rénovation dans son appartement.

    En s'installant chez Isabelle, So What apporte plus que ses compétences de décorateur. Sa musique, ses secrets, sa fantaisie poussent Isabelle dans ses retranchements et viennent bouleverser la vie bien rangée de cette femme timide et introvertie.

      2010- Isabelle vient de mourir, Romane, sa fille, ressasse son mal-être et crie sa rage dans la chambre de son enfance; la chambre aux murs couleur orange, celle qui fut retapissée un certain mois d'août 1987...

 

     Le refrain sur les murs est tour à tour entonné par Isabelle, la mère puis repris par Romane, la fille. En déchirant le vieux papier peint Romane découvre le secret de sa maman et déchire de même l'image tenace d'une personne effacée et rigide.

     C'est un beau roman mettant en scène un musicien fantasque et imprévisible qui emporte dans sa musique Isabelle et ses préjugés. C'est un roman doux-amer scellé par la rencontre différée entre une fille et sa mère. 


éditions Julliard-mars 2011


    Merci Sandrine pour la diffusion de ce refrain .

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