Overblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Lectures et gourmandises.

Publicité

La mort de ma mère de Xavier Houssin

la-mort-de-ma-mere.jpeg

   Quand l’auteur arrive à Granville où l’attend Marie, sa fille, il sait que les heures de sa maman sont comptées. La vieille dame a quatre vingt huit ans et une santé fragile qui se dégrade encore à la suite d’une chute. Une nouvelle infection, la fièvre, la difficulté à respirer nécessitent l’hospitalisation. Hagard et déboussolé le fils suit l’ambulance.

    Pendant les quelques heures qui suivent, désemparé mais lucide il convoque sa mémoire et s’adresse à sa maman. Les souvenirs auréolés de l’amour maternel se partagent les pages avec le babil silencieux, la respiration sifflante.

   A minuit, c’est le silence qui le réveille…

   "J'ai embrassé sa joue et retrouvé sa main. Mais pas le moindre signe. Pas un battement de cils. Pas un frémissement. Son regard tout étale semblait s'être échappé dans un autre horizon."


   Le titre est froid et sans équivoque, il sonne comme le glas dans un long matin de brouillard et de givre. Pourtant l’auteur se fait poète délicat pour écrire le bout extrême de la vie.

   Ce fils unique est extrêmement attendrissant dans son souci de bien préparer le départ de sa maman. Avec attention et délicatesse, il choisit les vêtements de la défunte, les textes de la cérémonie, les photos et les fleurs coupées qui ornent le petit guéridon.

   Un récit bouleversant et universel, un bel hommage à l’amour maternel et un doux au revoir à une maman qui part sous une pluie de petits papiers, poème déchiré, comme autant de mots d’amour à emporter dans l’au-delà.


éditions Buchet.Chastel - février 2009 -

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
E
Ce récit m'a l'air très touchant, il me tente beaucoup. Cela me rappelle ce que disait Philippe Gerfaut: "Si nous pouvions disposer de l’immortalité, c’est notre mère que, la première, nous<br /> rendrions immortelle..."
Répondre
F
<br /> <br /> Je pense que l'on ne se sépare jamais tout à fait de sa mère, elle fait partie de notre être. J'aime beaucoup la sensibilité de l'auteur dans ce récit.<br /> <br /> <br /> <br />
A
<br /> Voilà un titre que je note sans hésitation ! Je suis attirée par les livres qui parlent du deuil...<br /> <br /> <br />
Répondre
F
<br /> <br /> Je crois que j'ai moi aussi cette attirance; rien de morbide plutôt une grande (et saine) curiosité.<br /> <br /> <br /> Il y a pléthore sur le sujet mais mon préféré est " C'est de fatigue que se ferment les yeux des femmes " de Claire Fourier.<br /> <br /> <br /> <br />
Y
<br /> Pas toujours facile comme exercice et comme thème.<br /> <br /> <br />
Répondre
F
<br /> <br /> C'est cependant un thème qui inspire. Le plus difficile est peut-être de trouver le ton juste pour ne pas tomber dans le pathétique ou larmoyant.<br /> <br /> <br /> <br />
S
<br /> Je l'aime beaucoup également en tant que critique sur jeu d'épreuves.<br /> <br /> <br />
Répondre
F
<br /> <br /> Une émission qu'il me tarde de découvrir, ça me changera de François Busnel sur F Inter.<br /> <br /> <br /> <br />
M
<br /> Pas bien gai tout ça !!<br /> <br /> <br />
Répondre
F
<br /> <br /> Pas gai non, mais les mots sur les maux font merveille ici et allègent le poids de la séparation.<br /> <br /> <br /> <br />