Lectures et gourmandises.
L’enterrement de Jonas, le mari, est le prologue de l’histoire de Sonia Pinget. Sonia préfère s’éclipser après la cérémonie en l’honneur de son mari et rentrer chez elle avec Gabriel, son neveu adulé.
On ne saura rien de plus sur ce qui fait le quotidien de cette femme cinquantenaire que déjà au bénéfice d’une lettre retrouvée on opère un flash-back qui nous ramène 40 ans en arrière.
La jeune Sonia, 18 ans, quitte Bordeaux pour réaliser son rêve et suivre, à Paris, des cours de théâtre. Jan, comédien, tombe amoureux d’elle. Cette relation idyllique de deux jeunes qui se la jouent artistes bohème, prend fin lorsque Jan présente Alexandre, son ancien petit ami à Sonia.
Un autre petit ami, un changement d'appartement mais sinon c'est la même histoire qui se répète. Elle l’aime beaucoup, il l’aime aussi. Ils prennent un chat, repeignent la salle de bain, fument beaucoup, vivotent grâce à des petits boulots... Rien d'exaltant!
L’écriture de Sophie Avon est intéressante et explique pourquoi j’ai réussi à aller jusqu’à la 370ème page. Mais l’histoire de Sonia et de ses amants est navrante et banale. Le but de l’auteure était peut-être de nous décrire l'insouciance des années 80. Mais Sophie Avon reste en surface et sous couvert de légèreté ou de fraîcheur naïve n’approfondit pas cette relation atypique entre hétéro et homosexuel. Sonia apparaît comme une grande gourde, dépendante de ses petits amis voire de ses parents.
Une histoire qui manque d’authenticité et de panache. La vie de Sonia et de ses petits amis est convenue et manque d’étincelles. Les parenthèses où nous revenons à la vie actuelle de Sonia n’apporte rien au roman et il m’a semblé maladroit dans l'introduction de notifier l’existence d’Alexandre pour ensuite nous raconter l'amourette de Sonia et Jan. Seule la personnalité un peu fantasque de la soeur de Sonia met du piment dans Les amoureux.
éditions Mercvre de France - juin 2012-
Je remercie Babelio pour ce livre et espère une main plus heureuse la prochaine fois.